J'écoute : le silence des morts, le bruissement des vivants
Je regarde : le mur , le plafond , par la fênetre...
Je joue : avec les mots
Je bois : du thé à la pêche
Je cite : "neque a pulchro, neque ab intelligente sed a sacro, magnitudo animi venit" Vadim Fransitch Piegneniry

07/08/2010

07/08/10 - 20:55

Quand l'été dort



Le voyage semble interminable … 8h 30 dans ce train.

Vers la fin du trajet, je remarque un garçon d’une trentaine d’années. Face à face sur la plateforme, nous attendons l’arrivée du train à son terminus. Echanges de regards bienveillants. Le temps que nous descendions les valises, il est déjà loin devant. Il se retourne et lance en notre direction un dernier regard accompagné d’un sourire charmeur. Puis s’évanouit dans la foule. Merci pour ce sourire de bienvenue !

Dans le bus qui nous conduit à l’hôtel, deux tatastanaises algéroises font mine de nous ignorer, sans doute en raisons de nos ages « avancés » par rapports au leur. Certes nous avons peut être 5 ou 6 ans de plus, mais bien 10 kg de moins que la plus hautaine des deux.
Et pas la peine de frimer quand on fait des associations de couleurs aussi improbables avec ses vêtements !








Peu de baignade durant ce séjour. Nombreuses randonnées et balades.

Par curiosité architecturale, nous nous promenons le long des quais de la marina. Impression de calme. Les regards d’une couple de vieux pédérastes, la soixantaine passée mais bien garnis, glissent sur nous. Nous comprenons vite qu’avec un peu de bonne volonté nous aurions facilement pu arrondir nos fins de mois. Je ne sais pas si c’est véritablement flatteur…


Passage par une station balnéaire que j’ai souvent fréquentée durant mon enfance et mon adolescence. Tout est pareil et pourtant tout ce que j’y ai connu-les choses et comme les gens- a disparu.







Dans une gare alors que nous partons en excursion, je remarque un garçon comme on en rencontre tant de ce côté-là de l’hémisphère : tout est fait pour mettre en valeur ses fringues de marque, ses poils de torse et sa maigreur.
Sous ses lunettes noires, il joue à ne pas nous regarder, Certes il n’est pas dénué d’un pouvoir d’attirance sexuelle. Il monte dans le même train que nous. La rame est vide. Il choisit de se placer du côté exposé au soleil, abaisse le rideau et tourne le dos à la fenêtre. Sans logique. Le genre de personnage que je ne parviendrai jamais à comprendre.



Train vers la frontière.

A une des stations, monte un jeune homme s’exprimant en hébreu. Il est accompagné de sa mère et de son frère. Il s’installe à 2 rangs de moi. Mais bien en face, à portée de vue.
Le charmant garçon s’assoupit avec le bercement du train -et semble faire un rêve bien agréable-. Durant le reste du trajet, j’ai pu mesurer la force de frappe israélienne…


Passage de la frontière. Descente en ville. Un orage particulièrement long nous oblige à nous réfugier dans une de ces boutiques d’alcools détaxés.
Retour. Regret de n’avoir été contrôlé ni à l’aller ni au retour.


Le lendemain matin annonce pour nous l’heure du départ.


23/04/2010

23/04/10 - 01:01

Complément de l'article précédent

20/04/2010

20/04/10 - 22:43


18, 19 et 20/04/2010

Détours de Guyenne

pour Arnaud.





























31/01/2010

03/01/2010

03/01/10 - 23:08


"Im nin'alu daltei n'divim


daltei marom lo nin'alu"

Bonne année à tous.

22/12/2009

14/11/2009

09/11/2009

09/11/09 - 19:38

Le retour de la Françafrique

05/09/2009

22/08/2009

11/08/2009

11/08/09 - 01:44




















































































Week end des 24/25/26 juillet


Nuit blanche involontaire. De vieilles façades en littoral jusqu’à l’aurore.
Plage de sable grossier entrecoupé de rochers noirs et aigus. Oursins, crabes, anémones et autres habitants des rivages.
Cuisant assoupissement en un lieu mal choisi.
Diner sur un ponton au dessus d’un fleuve côtier.

Aridité des paysages sur le chemin du retour. Sable, sel et étang.
Fraicheur toute relative des hautes terres.
Arrivée de nuit dans la moiteur d’une longue route.


23/07/2009

23/07/09 - 01:17





Rue du Lointain Orient






Place du Temple de la Raison



Parfois l'âme erre, mais le cœur reste fidèle.

21/07/2009

21/07/09 - 00:43


















Dimanche, fin d’après midi.

Route par la rive sud. Arrêt dans un port ostréicole.
Retour par le rivage oriental. Multiples arrêts. Pinces de crabe et huîtres.

Retour au crépuscule.

28/04/2009

28/04/09 - 14:49

Marhaba fé terma

Fréquemment Ali Zamel et moi évoquons le passé de nos années universitaires et surtout les personnes que nous y avons croisées.

Bien singulier personnage que N.-le-Loukoum … doté d’une très vaste culture cinématographique, il était aussi un grand amateur de jeunes tunisiens à la nature généreuse.
Mais il faut l’avouer : il en avant fait bien plus pour l’intégration des minorités ethniques en écartant les cuisses que toutes les politiques engagées par les ministres de l’intégration et de l’identité nationale successifs.


Je pense aussi régulièrement aux conversations que nous avons eues sur l’identité de la France, son devenir et la place de l’immigration.

On devait le concédait. Il n’y avait aucune raison d’engendrer de nouvelles discriminations envers une partie des greluches du pays pour des pratiques d’ordre sexuel. Et ce, sous le fallacieux prétexte qu’elles auraient été élevées dans la foi musulmane. Tout le monde devait avoir droit à sa part de bonheur et de plaisir !

Pourquoi tenir une partie de la population à l’écart ? Il fallait être progressiste. On ne pouvait décemment se dire de gauche et se refuser à entretenir des relations intimes avec un jeune homme immigré ou issu de l’immigration. C’était être ouvert aux autres cultures et favoriser l’amitié et le respect entre les peuples. La diplomatie de l’anus en quelques sortes !



Après tout il y avait bien un autre pendant. Celui-ci paraissait peut-être moins facile à exprimer mais il était sans doute beaucoup plus déterminant.... Ce type de relation interethnique s’inscrivait dans la longue histoire de notre pays. C’était rendre hommage au caractère universel de la France. Non l’Empire n’était pas mort ! Il se poursuivrait par l’union des hommes entre eux en une sorte d’harmonie multiethnique dans tout l’ancien ensemble. Ce ne serait pas en vain que tant de territoires auraient connu l’influence française pendant de si longues années !

Un de ses amis de l’association homosexuelle universitaire, étudiant à la Politik-académie, allait même beaucoup plus loin. La rééducation culturelle des Musulmans passait par une bonne tranche de foie gras, un excellent Sauternes, et la sodomie. Pour le bien de la France et au nom de l’unité nationale, il ne fallait plus hésiter.
Il était plus facile de sodomiser un algérien ou de se faire sucer par un libanais que de coucher avec un turc. C’était bien ainsi qu’on touchait du doigt les apports de la francophonie…

Les jeunes hommes de la rive sud étaient très accueillants et toujours dans de bonnes dispositions pour ce genre d’exercices. Si je voulais en faire le constat, je n’avais qu’à les accompagner l’été suivant en Tunisie…et participer à leur œuvre évangélique.





Ces conversations revenaient occasionnellement. J’ai perdu de vue N.-le-Loukoum à la fin des années universitaires. Je ne serais pas franchement étonné de le croiser un jour portant le hidjeb… Qu’il soit heureux dans ses choix !

27/04/2009

27/04/09 - 20:03

Vous l'avez rencontrée vous aussi, Claire Mont-Ferrant?


22/04/2009

22/04/09 - 01:23




Parterre d'Iris au printemps

21/04/2009

20/04/2009