J'écoute : le silence des morts, le bruissement des vivants
Je regarde : le mur , le plafond , par la fênetre...
Je joue : avec les mots
Je bois : du thé à la pêche
Je cite : "neque a pulchro, neque ab intelligente sed a sacro, magnitudo animi venit" Vadim Fransitch Piegneniry

19/07/2006

19/07/06 - 23:27

But you see my true colors …Shining through

Retour sur le dimanche 2 juillet.
Chaleur étouffante, 37°.
Anne-Laure m’appelle pour me proposer de passer le dimanche chez ses parents. Initialement Gazou ne devait pas m’accompagner, par chance il parvient à se libérer.
Jean partira aussi avec nous. Sur sa proposition, et pour qu’il puisse « se changer les idées » (sic) je lui confie les clés, c’est donc lui qui nous conduira.

Nous sommes à peine partis depuis quelques minutes que je reçois un texto.
Stupeur.
« Arcacochon t’envoie le bonjour et te dis adieu ! »
5 minutes plus tard second texto.
«  Arcacochon t’envoie le bonjour! Tes remarque tu te les garde. Adieu » (sic)
Ça va, ça va, j’ai compris …








Amère découverte de la vraie nature du narrateur. Oui c’est vrai , c’est moralement réprouvable de critiquer les autres… mais c’est tellement drôle …

C’ est bon ! C’est pas la peine. On va quand même pas la jouer CINDY LOPETTE, c’est pas pour 3 ou 4 malheureuses petites remarques par ailleurs pleinement justifiées…*

Comme dirait la poétesse élégiaque Jimmy Somerville : « Comment te dire adieu? » dommage ce jour-là j’ai perdu un des personnages de mes chroniques.


Nous entrons dans la Réole sur les coups de 13 heures.
Préparation des brochettes. Bref trempage dans la piscine. Apéritif sur lequel s’enchaîne le repas. Café.

Retour dans la piscine; la température de l’eau flirte avec les 32° selon le thermomètre.

Fin d’après-midi. Coup de soleil sur les épaules. Tout au long de la journée, le Lyonnais pas du tout Olympique s’est montré très en retrait des conversations. Silence et effacement progressif. Comme déjà absent.
Jean nous quitte à la fin du dîner et rentre au volant de la voiture d’Anne-Laure.

La partie de Pictonnary -je fais équipe avec le père d’Anne-Laure - tourne à la confrontation entre elle et le Lyonnais pas du tout Olympique. Tensions palpables. Il ne reste pas dormir avec elle. Sa Mégane bleu foncé nous suit presque tout au long du trajet .

Nous rentrons sous l’orage, épuisés.


*A aucun moment on ne s’est posé la question du caractère blessant et infamant de certains sous-entendus diffusés à mon propos…
je serais un :  « Halouf yacoul zob hallal »…



19/07/06 - 23:21

It’s a wonderful time.


Retour sur le vendredi 30 juin.
Nous avons programmé une excursion sur l’île d’Oléron.
Gazou et moi parvenons enfin à quitter la ville aux environs de midi.
Itinéraire via:
Mortagne sur Gironde/Royan/la Grande Côte (1ère pause ravitaillement)/ La Palmyre / Pointe de la Coubre/ Marennes / le Grand Village (brève pause baignade)/ Le Château-d’Oléron / Boyard ville / la Brée les Bains / St Denis d’Oléron / Chassiron / La Cotinière / St Trojan les Bains
Retour par Saintes.







Peu de faits marquants en dehors d’un serveur dragueur frisant avec la familiarité.
Un léger incident aussi a aussi émaillé notre journée. En allant sur la plage nous croisons une très jeune fille sans lui prêter réellement attention. C’est alors qu’elle hurle en notre direction:
« Israël aura votre peau !!»
Je ne pense pas que la vente de mon cuir suffira pour remplir des comptes bancaires en Suisse.
Malgré cette remarque ostensiblement raciste nous continuons notre route. Et ce non évènement ne parvient pas à ternir l’impression agréable laissée par cette journée dans l’île.


19/07/06 - 23:17

Et au milieu danse une baleine



Retour sur le samedi 24 juin
Au dernier moment, je me décide à aller voir le gala de danse d’Anne Laure. A 20h20 je fais route vers Bourg sur Gironde. Je rejoins le Lyonnais pas du tout Olympique et assiste en sa compagnie à la représentation.

Le thème du ballet est le bal vénitien. Le costume de Vanina, d’Anne Laure et des autres filles est seyant. Celui de Jean fait ressortir sa musculature.

Le choix de la musique de la musique est en revanche moins réussi :
St Preux
Et surtout le Rondo Veneziano …
Cependant le spectacle reste agréable à regarder…jusqu’à l’entrée sur scène de la directrice du cours de danse.
Énorme dans son incroyable tutu rose… étrange décalage entre le badinage musical du Rondo Veneziano et l’application sérieuse de cette femme vieillissante. Quelle importance elle se donne!
Aspects kitsch et décalé. Je pense à un meeting de campagne de Poutine.







« Comme c’est gentil d’être venu nous voir danser! » me lance l’improbable femme photographe sous-marine (cf. article paru le 26 janvier)…Dans l’élan du moment des gens que je ne connais pas me tendent la joue pour me saluer.
Jean préfère rentrer avec moi
Débriefing chez Anne-Laure en fin de soirée. On attend mes commentaires au sujet de la représentation…ils n’ont pas été déçus.

Retour sur le lundi 26 et le mardi 27 juin.
Bref passage par la fête du cinéma
Entre autres films (dont quelques navets):

« Marie Antoinette » . Malgré la volonté clairement affichée de dépasser la dimension historique et la liberté prise et assumée face à l’enchaînement chronologique des évènements, la recherche esthétique ne parvient pas à convaincre et ne s’ordonne pas autour d’une logique cohérente au point que l’on finit par se demander si les anachronismes sont véritablement volontaires et participent de cette dite recherche.

« Comme t’y es belle » . Ce film constitue un touchant témoignage du racisme anti-goy contemporain sur fond de romance inavouable.


19/07/06 - 23:12

Oh she ’s here ... ... Waiting for his change of heart

Retour le week-end du 17, 18 et 19 juin.
Nous sommes invités par Anne Laure à passer le week-end dans le mobil home de ses parents à Contis plage. Le Lyonnais pas du tout Olympique doit nous conduire dans sa Mégane.
Malgré un mal de dos intense, Gazou décide de nous accompagner quand même.
Au cours du week-end son dos se débloque progressivement.
Fortes tensions entre Anne Laure et le Lyonnais pas du tout Olympique. Je passe mon week-end à jouer les conseillers conjugals.
Bilan de ce week-end assez mitigé.







19/07/06 - 23:09

MaricÓn brava.




Retour sur le mardi 13 juin.
Gazou et moi décidons de sortir un peu de la ville. Direction Biscarosse.
Nous rallions en premier lieu Biscarosse Plage. Rafraîchissements en terrasse face à l’océan.
Bien que la saison ait a peine commencée, la plage est déjà bien remplie.
Passage par une boulangerie. Le pastis landais comme la madeleine de Marcel.

Nous nous arrêtons pour nous baigner dans le lac de Sanguinet sur la route de Navarosse. Eau à 25°

En remontant vers Arcachon nous longeons des plages bien connues de certains talençais.
Arrêt/ panorama/ quelques pas le long des dunes.
Les arbousiers sont très tentants, j’ai subitement envie d’en planter un dans le jardin.







En repartant, nous proposons à Arcacochon, par texto, de nous rejoindre en fin de soirée puisque nous passons près de chez lui. Il décline l’invitation. Nous comprenons qu’en réalité il fait une nouvelle fois en sorte de nous éviter, preuve certaine qu’il avait déjà depuis longtemps réfuté l’idée de toute amitié.
De toute façon ceci ne constitue pas même une révolte de palais, ni même une t(em/a)pête dans un verre d’eau.

Vers 22h00 nous commençons à avoir faim et nous inquiétons de ne pas trouver de restaurant ouvert. Vers 23h nous en trouvons un à Arcachon. Le patron et ses minets nous proposent un repas correct quoique sans originalité.
Nous sommes les derniers clients à partir.


17/07/2006

17/07/06 - 11:51

Change of Town





L’été est la période des mutations.
Voici un petit guide destiné à faciliter le choix d’une affection.













[ extrait de « la Géographie dans le calebar »
Chorème #1
Chorèmé #2 ]


(recyclage de vieilleries)


10/07/2006

10/07/06 - 12:41

ça en dit long sur la mentalité de certains supporters italiens

[www]


02/07/2006

02/07/06 - 02:23

Hasard, hasard





Retour sur le vendredi 09 juin.
Gazou et moi décidons de nous divertir en essayer un nouveau restaurant.
Nous choisissons un restaurant libanais. Le nom évoque vaguement une espèce floristique. Accueil chaleureux. Conseils avisés:
On nous suggère un assortiment de mézzés
On nous propose un vin de la Bekaa.
Vin fruité et généreux.







A la vérité, je m’aperçois que je connais ce restaurant et y ai déjà dîné…mais c’était, à l’évidence, dans une autre vie.

En sortant du restaurant, nous hâtons le pas. Places et rues animées.
« Hazar hazar »(Tarkan dans une de ses chansons), nous sommes surpris de croiser Arcacochon en vadrouille avec des « amis ». Nouveau bouc, nouvelle chemise déjà vieille, cocktail hétéroclite.

Environ 10 minutes de conversation. Autour de nous un cortège de personnages tous si fantasques.
J’oubliais que le lendemain après-midi devait se dérouler le grand pardon de la sainte Eglise zobienne …croyants et pratiquants ont déjà investi les rues. Certains se rêvent en libellules ondulant au dessus des flots alors que tout les rapproche de la blatte.
Je finis par mettre un terme à cette non-conversation. Nous rejoignons Anne-Laure chez elle pour récupérer les clefs de l’appartement. Je devrais passer m’occuper de Prométhée en son absence ce week-end.

Samedi 10 juin. En soirée.
L’équipe du centre social a organisé un bal traditionnel où musique et danses régionales constituent la thématique centrale de la manifestation. Par politesse et par obligation je dois m’y rendre. Gazou m’accompagne.

Alors que nous regagnons la voiture à la fin de la soirée, je remarque qu’un van est arrêté à proximité. Une jeune femme, sans doute brésilienne, un peu trop maquillée et mal rasée fait commerce de son absence de charme en agitant son éventail. Je connaissais la réputation vantant le dynamisme de la vie nocturne dans ce quartier… pour autant je ne m’y attendais pas si près du centre social…